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"Léa suit son traitement de façon exemplaire."

Depuis que le diagnostic d’asthme a été posé chez sa fille Léa*, Michèle Pellet* respire à nouveau. Grâce à l’enseignement thérapeutique de l’asthme aux patients de la Ligue pulmonaire, Léa gère très bien son asthme. Après tout l’ours Théo y arrive, aussi.

Léa n’est pas encore rentrée à la maison car cet après-midi, elle est au jardin d’enfants. À six ans, elle a déjà eu quelques mésaventures. «Tout a commencé lorsque Léa avait deux ans et demi», se souvient sa mère. Une infection avait déclenché une forte toux qui ne s’améliorait pas. Michèle Pellet fit examiner sa fille et lui donna des médicaments qui furent inefficaces. Par la suite, Léa enchaîna les infections, lesquelles s’accompagnaient de dyspnée et de quintes de toux. «Une fois, ce fut particulièrement grave», raconte Madame Pellet. «Dans son sommeil, Léa n’avait presque plus d’air. Je ne voulais pas la réveiller de peur qu’elle ne puisse plus du tout respirer», poursuit-elle. Elle laissa alors Léa dormir et ne la réveilla que brièvement pour lui donner des gouttes. Elle lui fit également inhaler à plusieurs reprises et surveilla sa respiration. Michèle Pellet était très inquiète. Étant infirmière, elle était vigilante. Du temps s’écoula avant de connaître les raisons de la souffrance de Léa. «J’étais au bord du désespoir », raconte Michèle Pellet. Elle finit par prendre contact avec la Ligue pulmonaire et fut adressée à un pneumologue qui diagnostiqua en février 2007 un asthme infantile.

Le soulagement

Léa était allergique aux poils de chat et de cheval. Sa dyspnée et ses quintes de toux s’expliquaient donc, puisque la famille avait deux chats et que Léa faisait régulièrement de l’équitation. Tous les allergènes furent éloignés de la maison et les deux chats donnés, à contrecoeur.

Pour compenser, Léa et sa grande soeur Chloé* reçurent des tortues. «En revanche, on ne pouvait pas la priver d’équitation car elle y tient beaucoup», poursuit Michèle Pellet en souriant. Les prestations et le soutien de la Ligue pulmonaire ont été d’un grand soulagement pour la famille. En octobre 2007, Michèle Pellet et Léa passèrent trois semaines et demie dans la clinique pédiatrique d’altitude de Davos, l’Alpine Kinderklinik. En effet, Léa avait commencé le traitement dès l’annonce du diagnostic mais souffrait encore souvent de quintes de toux. À son asthme s’ajoutaient une insuffisance de poids et une déficience immunitaire. C’est pourquoi elle était fréquemment malade et que le plus petit rhume pouvait déclencher une crise.

Une bonne prise en charge

Léa franchit la porte. Elle tient dans une main une part écrasée de gâteau aux carottes et dans l’autre son sac, qui contient l’aérosol d’urgence. «Léa sait très bien gérer son asthme», explique Michèle Pellet. Elle sait quoi faire en cas de crise. «Des inhalations », indique Léa en faisant la moue. La partie la plus importante de son traitement est l’inhalation à intervalles réguliers. Léa effectue matin et soir des inhalations avec le Turbohaler. L’aérosol d’urgence n’est utilisé qu’en cas de crise. Léa l’a toujours sur elle. Les inhalations font partie du quotidien au même titre que le brossage des dents. «Léa se conduit de façon exemplaire pour son traitement et coopère parfaitement», complimente sa mère. Mirjam Gremminger, conseillère auprès de la Ligue pulmonaire, le confirme: «Léa est toujours de très bonne volonté pour tous les tests et traitements. Elle a même insisté pour apprendre à pratiquer elle-même les inhalations alors que cela est souvent trop difficile pour les enfants », explique-t-elle. Léa a déjà participé à plusieurs enseignements thérapeutiques de l’asthme aux patients et au cours de natation de la Ligue pulmonaire. Elle y a appris qu’il existait beaucoup d’autres enfants asthmatiques et que l’ours Théo souffrait lui aussi d’asthme.

«Théo est allergique aux pollens que la méchante sorcière du pollen sème», explique Léa, «mais avec ses amis, il peut chasser la sorcière.» Durant l’enseignement thérapeutique de l’asthme aux patients, les enfants s’exercent à la technique d’inhalation et apprennent à réagir correctement en cas de dyspnée.

L’espoir de guérison

Michèle Pellet n’a plus peur. Léa sait maintenant très bien déterminer les moments où elle souffre de dyspnée et doit réagir. Tout le monde est également au courant au jardin d’enfants. «Le plus important lors d’une crise est de rester calme et de ne pas céder à la panique», explique Michèle Pellet. Elle tient particulièrement à ce que Léa ne soit pas isolée. La petite fille participe sans problème à toutes les activités sportives du jardin d’enfants. «Elle court même plus vite que moi», admet sa soeur Chloé. Les deux soeurs filent alors jouer. Pour Michèle Pellet et sa famille, le pire est passé. Léa a de bonnes chances de voir son asthme disparaître à la puberté. Et même s’il subsistait à l’âge adulte, il se contrôle également bien d’un point de vue thérapeutique.

 

Valentina Röschli,

journaliste, Zurich

 

* Noms modifiés par la rédaction

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